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Suttyhudeo Tengur : |
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Succès pour ‘Imagine
Communication - Mauritius Gymkhana Club Strokeplay Championship’
‘Imagine Communication - Mauritius Gymkhana
Club Strokeplay Championship’ a remporté, cette année encore, unvif succès
tant au niveau de l’organisation qu’au celui de la qualité et de
l’engagement des joueurs.

Marguerite Kan Wah et Alan Jones, les gagnants
en First Net

Chrostophe
Curé recevant un prix offert par British Airways des mains de Laurie
Napaul

Alan Jones
recevant son prix de Prem Sham, représentant de l’hôtel Oberoi

Prabha Saddul recevant un prix de Jean-Marie Richard

Ramesh
Kalachand remettant un prix à Damoo Shah

Jean-Marie
Richard, directeur de Imagine Communication, en compagnie de Reshad
Purdassy, le gagnant du
‘First Men Cross’, et Toiria Prayag, ‘Incoming President’ du M.G.C.
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Suttyhudeo Tengur, président de la GHTU, va dans le même sens que le père
Maurice Labour en mettant sur le dos de Steven Obeegadoo la remise en
cause de l’accord entre l’Église et l’État, en date de 1976.
Q : Que va-t-il se passer le 30 juin?
R : Le 30 juin sera décisif pour l’admission au secondaire en 2004 car
on saura si le jugement des juges Balancy et Narayen - rendu le 3 décembre
2002 stipulant que le jugement du 13 novembre de la même année ne doit pas
être appliqué jusqu’à novembre 2003 - sera étendu au-delà de novembre
2003.
Q : Quelle sera votre position le 30 juin?
R : Nous allons dire haut et fort et en des termes clairs que le
jugement majoritaire du 3 décembre 2002 de la Cour suprême émis par les
juges Balancy et Narayen, est mal fondé en droit et qu’il ne faut pas
qu’il y ait une ‘stay of execution’ du jugement du 13 novembre 2002 qui
faisait ressortir que la pratique de réserver 50% des sièges est
anticonstitutionnelle.
Q : Pourquoi êtes-vous partie prenante de cette affaire?
R : Quand j’ai été élu pour la première fois président de la
‘Government Hindi Teachers Union’ en 1982, je m’étais résolu à utiliser
tous les moyens disponibles pour combattre les inégalités dans le système
de l’éducation à Maurice. En 1995, j’ai contesté au ‘Privy Council’ un
jugement de la Cour suprême qui déclarait que l’inclusion des langues
asiatiques au niveau du CPE était anticonstitutionnelle; c’était une
réussite. En 2002, j’ai contesté le principe d’admission dans les collèges
qui se basent sur les critères religieux. La Cour suprême nous a donné
gain de cause. Le diocèse de Port-Louis n’est pas d’accord avec ce
jugement et a fait appel au ‘Privy Council’. Voilà notre implication dans
cette affaire.
Q : Dans un communiqué, le père Labour déclare : “L’appel au ‘Privy
Council’ n’a pas pour objectif simplement de retrouver la possibilité de
recruter 50% de nos élèves selon nos propres critères et maintenir ainsi
50% de catholiques dans nos écoles. Nous n’allons pas au ‘Privy Council’
pour obtenir un quota! Nous y allons pour demander à l’autorité juridique
ultime de notre pays d’établir clairement quels sont, d’après la
Constitution du pays, les droits que nous avons en tant que collège
catholique subventionné par l’État. Oui ou non, l’État a-t-il la volonté
politique de donner au pays les moyens du pluralisme de l’éducation? ”.
Pourriez-vous commenter cela?
R : Il n’y a pas de doute. Dans le cadre de l’éducation gratuite,
l’État a l’obligation de payer la scolarité de tous les enfants
mauriciens, toutes religions confondues. D’autre part, le diocèse de
Port-Louis a le droit moral et légal d’admettre les enfants mauriciens
dans ses collèges d’après ses critères, mais étant donné que Maurice est
un pays de droits, ces critères ne doivent pas aller à l’encontre des lois
existantes dans le pays. Dans ce cas précis, à savoir l’admission d’après
les critères de la religion, ceux-ci violent la section 35 de notre
‘Education Act’ qui stipule que même si une école ne dépend pas de l’État,
elle ne doit pas refuser l’accès à un enfant mauricien sur les principes
des critères religieux. Il faut souligner que le critère en question est à
l’encontre de la convention de l’UNES-CO qui est contre la discrimination
dans l’éducation.
Q : Pourriez-vous commenter la situation actuelle?
R : Si nous en sommes à ce point aujourd’hui, c’est la faute du
ministre de l’Éducation, Steven Obeegadoo. Il a joué un mauvais tour au
diocèse de Port-Louis. Du ministre Jagatsingh, en passant par Ramduth
Jaddoo, Armoogum Parsuramen, James Burty David à Kadress Pillay, l’accord
de 1976 entre le gouvernement et le diocèse de Port-Louis a toujours été
respecté. Le ministre Obeegadoo a remis en question, par l’intermédiaire
de ses avocats en Cour suprême en novembre 2002, le fondement même de
l’accord de 1976 entre l’Église catholique et l’État. Cette situation est
la conséquence de la mauvaise foi du ministre de l’Éducation.
Jean-François Cossigny
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