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Le sort
des collèges confessionnels |
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Succès pour ‘Imagine
Communication - Mauritius Gymkhana Club Strokeplay Championship’
‘Imagine Communication - Mauritius Gymkhana
Club Strokeplay Championship’ a remporté, cette année encore, unvif succès
tant au niveau de l’organisation qu’au celui de la qualité et de
l’engagement des joueurs.

Marguerite Kan Wah et Alan Jones, les gagnants
en First Net

Chrostophe
Curé recevant un prix offert par British Airways des mains de Laurie
Napaul

Alan Jones
recevant son prix de Prem Sham, représentant de l’hôtel Oberoi

Prabha Saddul recevant un prix de Jean-Marie Richard

Ramesh
Kalachand remettant un prix à Damoo Shah

Jean-Marie
Richard, directeur de Imagine Communication, en compagnie de Reshad
Purdassy, le gagnant du
‘First Men Cross’, et Toiria Prayag, ‘Incoming President’ du M.G.C.
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L’Église s’interroge sur l’agenda caché
du gouvernement
À quelques semaines du jugement qui doit être rendu par le Privy Council
concernant le sort des collèges catholiques, le diocèse de Port-Louis, à
travers son vicaire général, Jean-Maurice Labour, s’interroge sur “l’agenda
à peine caché du gouvernement de faire disparaître les collèges privés
confessionnels” . Dans la tribune publiée ci-dessous, Jean-Maurice Labour
exprime le point de vue de l’Église sur la crise dans l’éducation.
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“Le silence autour de la crise de l’éducation soulevée par le jugement de
la Cour suprême du 13 novembre 2002 ne devrait pas faire illusion. La
crise est belle et bien présente. Nous sommes comme dans l’oeil d’un
cyclone : après le calme plat arrivera la tempête. Nous avons fait ‘bons
zenfants’ pour permettre aux admissions 2003 de se faire dans des
conditions plutôt calmes... mais à quel prix? Les premiers coups de vents
arrivent déjà dans la colère des managers des collèges privés. Ils
dénoncent, je cite : “le breakdown du partenariat entre le ministère et le
privé”. Ils le découvrent enfin! Car entre l’Église catholique et le
gouvernement le partenariat a été ébranlé sur les bancs de la Cour suprême
quand le gouvernement a viré casaque : nous l’avons maintes fois répété.
On ne comprend pas toujours comment, alors qu’en 1976, le gouvernement
invite l’Église catholique comme partenaire, en toute connaissance de ses
critères et de son identité, celui d’aujourd’hui peut venir dire en 2003
qu’il ignore ces critères et cette identité. Si ce n’est pas un lachage,
cela lui ressemble.
Le fin fond de cette crise ne serait-elle pas dans l’agenda à peine caché
du gouvernement de faire disparaître tous les collèges privés
confessionnels ou non? Il construit des dizaines de collèges pour absorber
tous les élèves du secondaire. Les collèges privés les plus faibles
disparaîtront en premier, puis disparaîtront les autres au fur et à mesure
de leur asphyxie par manque de moyens, de saignée des enseignants et des
élèves qui émigreront vers le gouvernement. (Nous allons vers l’école
unique, la presse unique : c’est la pensée politique du gouvernement,
c’est sa culture.) Les amendements proposés sur les lois régissant la
liberté de la presse sont dans la même logique. Il n’y a aucune illusion à
se faire.
Les interventions onctueuses du ministre de l’Éducation ne nous trompent
pas. Il temporise en “donnant des pistaches”. En attendant, il baisse les
critères d’admission en form VI pour janvier 2003 dans les collèges du
gouvernement (3 credit au lieu de 4) pour remplir les gros collèges
d’État, procède à deux reprises à des annonces de presse pour l’admission
en Lower 6 dans les collèges d’État, braconnant ainsi dans les collèges
privés, recrute des professeurs sans scrupule aucun dans notre secteur en
plein trimestre, causant de graves problèmes de remplacement et de classes
laissées sans professeurs, et enfin, enlève aux enseignants du privé
l’incitation des trois incréments qui récompensent les efforts de ceux qui
ont passé le Teachers Diploma et le B. Ed. Faut-il un dessin pour
comprendre le dessein d’asphyxie programmée?
C’est pourquoi, plus que jamais, le recours au Privy Council est
nécessaire. L’appel au Privy Council n’a pas pour objectif simplement de
retrouver la possibilité de recruter 50% de nos élèves selon nos propres
critères et de maintenir ainsi 50% de catholiques dans nos écoles. Nous
n’allons pas au Privy Council pour obtenir un quota ! Nous y allons pour
demander à l’autorité juridique ultime de notre pays d’établir clairement
quels sont, d’après la Constitution du pays, les droits que nous avons en
tant que collèges catholiques subventionnés par l’État. Oui ou non l’État
a-t-il la volonté politique de donner au pays les moyens du pluralisme de
l’éducation ? S’il a cette volonté politique, il trouvera les moyens de
nous soutenir dans cette lutte juridique; alors il sera un vrai
partenaire. Pas la peine qu’il se cache derrière le juridique. La
tentation de la pensée unique, de l’école unique, de la presse unique est
derrière la porte.
Il est très important pour la paix sociale de notre pays que soient
clairement établis par l’autorité compétente suprême, les droits des
collèges confessionnels, catholiques ou autres comme ceux de tout collège
privé financé par l’État “in lieu of parents”. Nous ne pouvons pas
continuer à nous satisfaire d’arrangements (50% - 50% ou autre), même
s’ils sont sanctionnés par un Select Committee de l’Assemblée Nationale.
Car tout arrangement peut être remis en cause et contesté en Cour, comme
nous l’a amplement montré l’actualité en 2002.”
En attendant, l’éducation catholique ne chôme
pas, loin de là. Le combat continue
“Pour ce qui concerne le recours au Privy, toutes les démarches ont été
complétées : soumission des “records” de la Cour suprême au Privy Council,
réception officielle de “l’Appeal number”, “acknowledgement” par la Cour
Suprême de la réception des documents, la pétition proposée est en cours
de soumission par notre “Privy Council Agent”. Il nous reste à attendre
que la date du “hearing” devant la Privy Council soit fixée et espérons
que nous saurons cette date au plus tard le 30 juin, date à laquelle nous
aurons à soumettre à la Cour suprême le “Report Progress”. Le jugement
adviendra-t-il avant les procédures d’admissions pour 2004 ?
Une réflexion a été menée par les différents acteurs de nos collèges : le
personnel enseignant et non-enseignant, les Boards of Management et les
Boards of Governors, les Parents Teachers Associations, les Students’
Councils ainsi que dans certains cas, ceux qui sont engagés dans
différentes formes d’accompagnement scolaire. Cette réflexion vise à
envisager avec précision les implications pédagogiques et financières des
solutions qui s’offrent à nous dans n’importe quelle éventualité. Des
études ont été menées par des professionnels pour chiffrer les coûts
exacts de l’éducation dans nos collèges. Établir le coût exact de
l’éducation dans nos collèges ne signifie pas que nous acceptions la
solution payante dans le cas où nous perdons au Privy Council. Selon le
jugement du Privy Council nous aurons à inventer de manière responsable
comment exercer nos droits ainsi établis dans la situation sociale
spécifique de l’Île Maurice d’aujourd’hui. Il nous faut nous baser sur des
données objectivement chiffrées.
Autant dire que nous nous tenons prêts devant le jugement, quel qu’il
soit, pour agir le plus vite possible dans l’intérêt des élèves”.
Père Jean Maurice Labour
Relations Publiques
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