18  mai 2003, No 678

Athlétisme: Rencontre avec Jean-Louis Prianon :


Succès pour ‘Imagine Communication - Mauritius Gymkhana Club Strokeplay Championship’

‘Imagine Communication - Mauritius Gymkhana Club Strokeplay Championship’ a remporté, cette année encore, unvif succès tant au niveau de l’organisation qu’au celui de la qualité et de l’engagement des joueurs.

Marguerite Kan Wah et Alan Jones, les gagnants en First Net

Chrostophe Curé recevant un prix offert par British Airways des mains de Laurie Napaul

Alan Jones recevant son prix de Prem Sham, représentant de l’hôtel Oberoi

Prabha Saddul recevant un prix de Jean-Marie Richard

Ramesh Kalachand remettant un prix à Damoo Shah

Jean-Marie Richard, directeur de Imagine Communication, en compagnie de Reshad Purdassy, le gagnant du
 ‘First Men Cross’, et Toiria Prayag, ‘Incoming President’ du M.G.C.

“Ma participation aux Jeux se situe à 50/50”


Jean-Louis Prianon


Le coureur de demi-fond réunionnais, Jean-Louis Prianon, et son équipe d’animateurs étaient à Maurice dans le cadre d’une campagne de prévention contre la délinquance juvenile. ‘5-Plus dimanche’ l’a rencontré à l’hôtel Pearle Beach.

Connu pour sa grande carrière d’athlète, Jean-Louis Prianon est peu connu en tant que policier-animateur sportif. “Dieu merci que la police s’est occupée de ma reconversion. Sinon, j’aurais eu honte d’être policier. Quand on a connu le sport de haut niveau, être policier tout d’un coup n’est pas facile. Et maintenant, je suis animateur sportif ”, déclare-t-il d’emblée. Aujourd’hui, père de 3 enfants, Jean-Louis Prianon s’occupe de l’entraînement des athlètes de son club d’athlétisme de Saint-Paul, le club qu’il a fondé, avec son frère Jean-Claude, qui est le président de la Ligue Réunionnaise d’Athlétisme.
À 43 ans, Jean-Louis Prianon songe à une 4ème participation aux 6èmes JIOI après ceux de 1979, 1994 et 1998. Mais une blessure nuit à sa préparation actuellement. Il souffre, depuis un mois, d’une blessure au tendon à la cheville gauche suite à un changement de chaussure d’entraînement avec une semelle trop haute. “Je tente le coup : je m’arrête afin de faire soigner ma cheville. Une participation est envisageable. Un mois de perdu c’est rattrapable. Mais pour l’instant, ma participation se situe à 50/50”, avoue l’homme qui a toujours été redoutable et redouté sur 10 km. Il s’alignera uniquement au 10 000m s’il est sélectionné. Sauf imprévu :“Si je ne suis pas dans la sélection, je viendrai comme entraîneur ou dirigeant du staff réunionnais. D’ailleurs, Michael Glover m’avait affirmé que si je n’étais pas sélectionné, il pourrait me solliciter parmi les invités ”, avoue-t-il. Le bilan du Club R, à 4 mois des Jeux, est mitigé en athlétisme car la préparation des athlètes réunionnais est en sens dessus dessous. Les chances réunionnaises seront très minimes face aux armadas mauricienne et malgache. En demi-fond, la Réunion peut limiter la casse tant chez les hommes que chez les dames, selon notre interlocuteur. Des athlètes comme Raymond Fontaine, Arnaud Moel, Jean Réné Icaze et Chantal Dallenbach sont les médaillés potentiels au demi-fond.

Un palmarès très étoffé
Le vétéran du demi-fond réunionnais a connu le haut niveau pendant 17 ans. Il était au Bataillon de Joinville en tant que militaire engagé - unité privilegiée des sportifs de haut niveau. Jean-Louis Prianon a un palmarès des plus éloquents pour la période s’étendant de 1985 à 1993. Il a récolté plusieurs titres de champion de France aux 5000 et 10 000m; il fut médaillé de bronze aux Jeux de la Francophonie, au championnat du monde par équipe, vice-champion du monde de cross par équipe, médaillé de bronze au semi-marathon de France et participa aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988 où il termina à la 4ème place en finale, ce qui constitue sa meilleure performance sur l’échiquier mondial. En 1994-95, ce fut la reconversion en entraîneur. En août 96, fin de sa carrière de haut niveau et retour définitif au pays du maloya. Jean-Louis Prianon était un globe-trotter.
Le grand passionné qu’il est, a projeté une image saine de l’athlète et du policier. Voilà la cause de sa longévité dans le domaine sportif. On espère qu’il ne s’arrêtera pas là !

Jean-François Joseph


L’équipe d’animateurs du Centre de Loisirs des Jeux (CLJ)
de St-Denis à Maurice

Le sport comme vecteur de communication

Des animateurs du Centre de Loisirs des Jeux de St-Denis (CLJ) à l’île de la Reunion étaient à Maurice pour une semaine dans le cadre de la campagne de prévention contre la délinquance juvenile. Durant ce séjour, cette équipe a séjourné dans le cadre enchanteur de l’hôtel Pearle Beach. Une équipe d’animateurs sportifs, tous policiers, est venue accompagner un groupe de dix filles de 15 ans, venant des quartiers défavorisés de St-Denis afin de les encadrer et leur donner des repères dans leur vie sociale.
Ils sont cinq animateurs sportifs du CLJ, à savoir, Claude Henry (Natation et Rugby), Gilbert Simitambé (Fitness), Jean-Louis Prianon (Athlétisme), Vincent Naugue et Max Espadon (Handball), sous la direction du commandant Jacques Mondon, qui travaillent avec les jeunes défavorisés. À l’issue d’un match de handball vendredi d’avant au Quorum, les filles réunionnaises ont battu la sélection nationale cadette par 32 à 28.
D’autre part, le CLJ a permis à ces jeunes filles du Chaudron de voyager pour la toute première fois afin de créer la rela tionel avec le sport et la culture. Le travail de ces animateurs sportifs consiste en la réinsertion sociale de ces filles et à leur faciliter la communication avec l’autrui à travers le sport. Claude Henry, un des animateurs affirme : “Ce voyage permet à ces filles d’avoir des repères, de s’intégrer dans la vie sociale, d’établir un lien de confiance et s’attirer le respect des gens. À travers le sport, il y a une éducation qui se fait. C’est comprendre son comportement à travers l’influx des autres, partager la joie de la victoire, respecter l’environnement naturel et hôtelier et l’intelligence du jeu ”. D’autres activities comme faire du shopping, les sports de plage et aquatiques, les soirées musicales à l’hôtel et une visite au Waterpark étaient au programme de ce voyage.
La satisfaction était de mise du côté des animateurs. Le projet a été une réussite sur toute la ligne car les filles se sont surpassées et ont brisé les barrières qui s’oppossaient à elles. Le prochain voyage du CLJ est prévu en août à Madagascar avec des garçons dans le cadre de la lutte contre la drogue et la toxicomanie.

J-F J