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À
l’occasion de la Journée Internationale de la Famille |
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Succès pour ‘Imagine
Communication - Mauritius Gymkhana Club Strokeplay Championship’
‘Imagine Communication - Mauritius Gymkhana
Club Strokeplay Championship’ a remporté, cette année encore, unvif succès
tant au niveau de l’organisation qu’au celui de la qualité et de
l’engagement des joueurs.

Marguerite Kan Wah et Alan Jones, les gagnants
en First Net

Chrostophe
Curé recevant un prix offert par British Airways des mains de Laurie
Napaul

Alan Jones
recevant son prix de Prem Sham, représentant de l’hôtel Oberoi

Prabha Saddul recevant un prix de Jean-Marie Richard

Ramesh
Kalachand remettant un prix à Damoo Shah

Jean-Marie
Richard, directeur de Imagine Communication, en compagnie de Reshad
Purdassy, le gagnant du
‘First Men Cross’, et Toiria Prayag, ‘Incoming President’ du M.G.C.
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Si Pascal et Elsa, frère et soeur, ont trouvé refuge dans une famille
d’accueil sans enfants, en revanche, Kunal vit, depuis l’emprisonnement de
ses parents, chez une tante. Quant à Devi, elle est devenue pensionnaire
d’un couvent après que sa mère l’eut abandonnée à l’hôpital quelques
heures après sa venue au monde. Quatre enfants ayant connu des parcours
différents mais qui ont un point commun : ils sont envahis par la même
tristesse : celle de ne pas grandir entourés de leurs parents biologiques.
L’attente sera longue pour Kunal : neuf ans avant qu’il ne puisse
retrouver ses parents et son frère qui retrouveront la liberté au bout de
cette période. Âgé de dix ans, ce petit bonhomme, dont la famille est
derrière les barreaux pour trafic de drogue, ne souhaite qu’une chose :
revoir sa famille au complet réunie à nouveau comme au bon vieux temps.
“J’ai vraiment hâte de revoir ma maman, mon papa et mon frère à la maison
et de les serrer contre moi pour leur dire qu’ils m’ont beaucoup manqué et
combien je les aime”, dit Kunal. Cela fait plus de six mois que le petit
Kunal a été séparé de sa famille après que les policiers eurent
perquisitionné leur domicile et trouvé de l’héroïne. “C’était terrible de
voir les membres de sa famille traqués comme des bêtes par les policiers
après la découverte de la drogue dans notre demeure”, dit l’enfant. Kunal
nous dit qu’il n’oubliera pas de si tôt cette arrestation qui s’est
déroulée sous ses yeux. Le désordre qu’avaient fait les policiers dans la
maison, une image qui lui revient constamment à l’esprit : ses parents qui
sont partis, escortés par les membres de la force policière. “La rupture
avec ma famille a été brutale, c’est comme si on m’arrachait le coeur. Les
policiers les ont emmenés dans le milieu carcéral comme s’ils étaient des
criminels”, dit Kunal. Et depuis l’arrestation de ses parents, Kunal est
sous la charge de Vidya, sa tante paternelle. “Mon frère m’a demandé de
prendre soin du petit et j’ai accepté car c’est mon devoir de m’occuper de
mon neveu”, nous dit Vidya.
Pour ce garçonnet, être aux côtés de sa famille lui manque énormément.
Petit de taille, Kunal, qui est en cinquième, fait montre d’une maturité
extrême et d’une ouverture d’esprit extraordinaire pour son âge. Il ne
cesse de donner du fil à retordre à ses proches et leur lance en pleine
figure qu’ils ne sont pas ses parents. “Je sais que mes proches m’aiment
beaucoup. Moi aussi, je les adore, mais ils ne sont pas mes parents et ils
ne pourront jamais les remplacer”, dit l’enfant. Pour Kunal, la journée de
la famille, célébrée à l’école jeudi dernier, n’a aucun sens puisque les
membres de sa famille sont loin de lui et qu’il n’est pas autorisé à les
voir quotidiennement. Cet enfant attend impatiemment leur retour. “Neuf
ans, c’est pas demain, mais je les attends pour rattraper le temps perdu”,
conclut-il.
Si le destin permettra à Kunal de retrouver sa famille après neuf ans,
Elsa et son frère Pascal, deux orphelins, n’auront pas cette joie car
leurs parents sont décédés.
Suicide
“On n’a pas vraiment connu nos parents et on ne les connaîtra
jamais”, disent les deux orphelins. Elsa, la soeur aînée, avait trois ans
et son frère n’avait qu’un an quand leurs parents ont mis fin à leurs
jours. Brigitte, la mère, s’est suicidée en aspergeant ses vêtements de
pétrole et en y mettant le feu. Elle avait appris que son mari la
trompait. Quelques mois plus tard le père, noyé dans son chagrin et pris
de remords, se donna, lui aussi, la mort. Après le décès de leurs parents,
Elsa et Pascal habitèrent chez leur grand-mère mais un an plus tard, cette
dernière mourut d’un cancer. “Nous n’avons connu que des tragédies dans
notre vie”, disent-ils. N’ayant personne pour s’occuper d’eux après le
décès de la grand-mère, les deux orphelins ont été placés dans un couvent
où ils ont vécu avec les religieuses pendant plus de six ans. Cela fait
six mois qu’ils ont été recueillis par une famille d’accueil sans enfants.
“Les religieuses étaient très attentionnées et aimables avec nous, mais
avoir ses parents à ses côtés est autre chose”, dit Elsa. “Le couple nous
a bien accueillis, on ne peut pas dire le contraire. Il finance notre
éducation et subvient à tous nos besoins”, ajoutent-ils. Mais pour Elsa et
Pascal, leurs parents d’accueil ne sont pas leurs parents biologiques; ils
se disent attristés que certains croient qu’ils sont leurs véritables
parents. “On n’apprécie pas que les voisins, profs, amis et autres nous
disent que ces personnes sont désormais nos parents. Ce n’est pas vrai,
nos parents sont morts et personne ne pourra prendre leur place dans notre
coeur et aussi dans notre tête”, disent les deux gamins. Le rêve d’Elsa et
Pascal est le même : créer un jour une famille avec beaucoup d’enfants.
“Si un jour, nous avons des enfants, nous allons leur donner plein
d’amour”, disent-ils pour conclure.
Abandon
La petite Devi n’est pas une orpheline mais dès sa naissance, elle a été
abandonnée par sa mère à l’hôpital. Quand elle était encore bébé, les
autorités l’ont placée dans un couvent. Âgée aujourd’hui de huit ans, la
petite se trouve toujours au couvent. “J’ai été dans plusieurs couvents à
travers l’île”, dit -elle. L’enfant cherche ses parents, mais ne sait pas
comment faire. “Je veux tellement retrouver ma mère et mon père même s’ils
ne vivent pas ensemble”, dit la fillette qui ajoute qu’elle ne veut pas
gâcher la vie de ses parents au cas où ils auraient refait leur vie. Elle
veut seulement savoir qui sont ses parents. “Je veux seulement les voir,
pas plus”, dit-elle. Les responsables du couvent veulent l’aider, mais ils
ne savent pas comment procéder car il n’y a aucun indice qui pourrait les
aider à débuter leurs recherches. “On est impuissants face à ce que
demande la petite”, dit un responsable du couvent. à l’occasion de la fête
de la famille, Devi souhaite une bonne fête à toutes les familles du monde
entier et demande à Dieu de lui venir en aide afin qu’elle puisse
retrouver sa famille. C’est ce qu’elle souhaite de tout coeur.
Jenny Raboud
À Cité Richelieu
Langues orientales :
l’enthousiasme est aussi de mise chez des parents catholiques
Après que le ministère de l’Éducation a décidé d’inclure les langues
orientales dans le programme scolaire l’année prochaine, certains parents
catholiques de Cité Richelieu se disent intéressés par le sujet et
encouragent leurs enfants à s’y mettre quoique très souvent ils ne
comprennent pas la langue.
Deux langues orientales sont enseignées à l’école primaire de Cité
Richelieu, le tamil et l’hindi. À celle de Petite-Rivière, l’urdu et le
mandarin sont aussi enseignés. Ces langues qui sont optionnelles seront
incluses dans le programme scolaire en 2004. Les cours de rattrapage ont
commencé en novembre dernier. “Ce sont des cours qui sont destinés aux
élèves qui n’ont jamais appris la langue. Ayant l’intention de prendre
cette langue comme matière en 2004, ces enfants sont initiés dès
maintenant pour la remise à niveau”, déclare Bashir Nuckchady, enseignant
d’urdu à l’école primaire de Petite-Rivière. Pour les parents, c’est une
ouverture vers d’autres cultures pour leur progéniture. Leurs enfants vont
pouvoir parler une autre langue en sus de l’anglais et du français.
Les enseignants sont aussi très satisfaits de l’enthousiasme des parents.
“Je trouve qu’ils sont vraiment intéressés et que ces langues ne devront
en aucun cas être des chasses gardées de n’importe quelle communauté”,
ajoute Bashir Nuckchady. Pamela Batou, une catholique, est une de ces
mamans qui encouragent leurs enfants à apprendre une langue autre que
l’anglais et le français. L’intérêt que porte son fils, Denis, pour la
langue hindi la laisse perplexe. “Je ne comprends pas ce qu’il est en
train d’écrire, mais, je l’encourage, car je m’aperçois qu’il est
intéressé”, dit-elle. Son fils, Denis, est en troisième à l’école primaire
de Cité Richelieu. Il est très intéressé par l’hindi. “Pour que je puisse
comprendre les films en hindoustani”, dit-il. Il sait déjà prononcer les
mots de base. “Pour ‘miss’ on dit ‘behenji’, ‘monsieur’ c’est ‘guruji’,
maman c’est ‘mataji’ et papa c’est ‘pitaji’”, déclare-t-il fièrement.
Certains enseignants, par contre, pensent que le plus souvent les élèves,
quoiqu’ils soient tous intéressés par l’apprentissage de la langue, ne
savent pas pourquoi ils le font. Ils disent aussi que le projet n’est pas
bien planifié. “Il n’y a pas un bon ‘monitoring’. Depuis que je suis venu
enseigner(ndlr: en novembre dernier), il n’y a jamais eu d’inspection de
la part du ministère, pour évaluer le travail”, déclare un enseignant qui
ajoute que malgré le désintéressement du ministère, il fait son travail
consciencieusement.
Alex Spéville
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