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Négociations tripartites autour de la compensation salariale |
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Succès pour ‘Imagine
Communication - Mauritius Gymkhana Club Strokeplay Championship’
‘Imagine Communication - Mauritius Gymkhana
Club Strokeplay Championship’ a remporté, cette année encore, unvif succès
tant au niveau de l’organisation qu’au celui de la qualité et de
l’engagement des joueurs.

Marguerite Kan Wah et Alan Jones, les gagnants
en First Net

Chrostophe
Curé recevant un prix offert par British Airways des mains de Laurie
Napaul

Alan Jones
recevant son prix de Prem Sham, représentant de l’hôtel Oberoi

Prabha Saddul recevant un prix de Jean-Marie Richard

Ramesh
Kalachand remettant un prix à Damoo Shah

Jean-Marie
Richard, directeur de Imagine Communication, en compagnie de Reshad
Purdassy, le gagnant du
‘First Men Cross’, et Toiria Prayag, ‘Incoming President’ du M.G.C.
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Bien que les opinions d’Azad Jeetun, directeur de la ‘Mauritius Employers’
Federation’(MEF), et de Jack Bizlall, syndicaliste, divergent sur
plusieurs points concernant les négociations tripartites autour de la
compensation salariale, les deux hommes se disent être en faveur des
négociations collectives d’où tout le monde sortira gagnant.
Q : La proposition de la MEF de geler la compensation salariale a été
rejetée et la compensation intégrale sera probablement accordée aux petits
salariés. Qu’en pensez-vous?
Jack Bizlall : Les patrons ne devraient pas avoir droit à la parole
dans cette discussion autour de la compensation salariale car ils
viennent, chaque année, dire qu’ils ne peuvent pas payer à cause de la
conjoncture économique difficile. En ce qui concerne la compensation
intégrale sur le minimum vital, il y a un gros problème car celui-ci n’est
pas bien établi. Cette compensation n’aura un sens que quand ce minimum
vital sera clairement défini.
Azad Jeetun : La MEF n’a pas fait seulement une proposition mais
plusieurs qui devraient être vues dans l’intégralité. Nous ne considérons
pas que notre demande de geler la compensation a été rejetée parce que
nous respectons les opinions des uns et des autres. Le rôle des
partenaires formant le comité tripartite est d’apporter des propositions
qui seront acceptées ou rejetées pour arriver à un consensus dans
l’intérêt de tout le monde. Nous attendons la proposition formelle du
gouvernement sur la compensation salariale avant de nous prononcer sur le
sujet.
Q : Dans une conjoncture économique difficile, les grands patrons ne
devraient-ils pas sacrifier une partie de leur salaire et de leurs
avantages en nature au lieu de réclamer le gel de la compensation
salariale?
Jack Bizlall : Les patrons à Maurice sont des technocrates, des
rentiers qui touchent des salaires mirobolants. Il faut absolument adopter
une politique pour réglementer leurs salaires ainsi que les nombreuses
avantages en nature dont ils bénéficient afin de limiter leurs revenus. Et
dire que ce sont ces mêmes personnes qui ont le culot de venir se plaindre
de la situation économique difficile. Il faudrait les bâillonner.
Azad Jeetun : Il n’est pas question de baisser le salaire de
quiconque, ni celui des employeurs, ni celui des employés. Ce que nous
voulons c’est d’une hausse de salaire pour tout le monde selon un système
mis en place par chaque entreprise. Il est essentiel que les profits
générés par l’entreprise soient partagés entre tous ceux qui en font
partie.
Q : Si la politique des négociations collectives est adoptée, cela ne
risque-t-il pas de pénaliser les employés des secteurs en difficultés et
les non-syndiqués?
Jack Bizlall : Plusieurs syndicats sont contre cette pratique mais moi
je suis personnellement pour car c’est le pilier du syndicalisme. C’est à
travers elle qu’on peut se battre pour la révision de salaire, la sécurité
d’emploi et la diminution d’heures de travail, entre autres. Cette
pratique ne pénalisera personne car aucune entreprise ne peut prétendre
être dans une difficulté financière telle qu’elle ne peut assumer ses
responsabilités vis-à-vis de ses employés, sinon elle doit fermer ses
portes. Les employés non-syndiqués, quant à eux, peuvent faire des
réclamations par écrit au patron. Si la réponse est négative, le cas est
référé au ministre du Travail qui peut à son tour le référer à un tribunal
qui arbitrera l’affaire.
Azad Jeetun : Personne ne sera pénalisée par des négociations
collectives. Les employés non-syndiqués peuvent faire des réclamations à
leurs employeurs à travers un comité ou autre. Quant aux secteurs qui sont
financièrement en difficulté, il faudrait trouver d’autres moyens, comme
améliorer la productivité et la compétitivité pour arriver à accorder une
compensation aux salariés. Les négociations collectives doivent en tout
cas se faire dans un encadrement légal pour prévenir tout abus de
confiance.
Q : Le taux d’inflation tournera probablement autour de 5%. Vos
commentaires.
Jack Bizlall : Ça paraît bizarre que le taux d’inflation puisse
tourner autour de 5% alors que le prix des produits alimentaires, surtout
celui des légumes a augmenté de façon drastique. Il y a un problème entre
le chiffre scientifique du Central Statistic Office (CSO) et la réalité
empirique.
Azad Jeetun : Le CSO fait un travail très technique et
professionnel en calculant le taux d’inflation chaque année et nous
acceptons ses premières prévisions selon lesquelles ce chiffre tournera
autour de 5%. Au fil du temps, le CSO a fait du bon travail et a prouvé sa
crédibilité, nous n’avons aucune raison de mettre sa parole en doute.
Michaëlla Coosnapen
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