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Roger Clency, ségatier mauricien |
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Succès pour ‘Imagine
Communication - Mauritius Gymkhana Club Strokeplay Championship’
‘Imagine Communication - Mauritius Gymkhana
Club Strokeplay Championship’ a remporté, cette année encore, unvif succès
tant au niveau de l’organisation qu’au celui de la qualité et de
l’engagement des joueurs.

Marguerite Kan Wah et Alan Jones, les gagnants
en First Net

Chrostophe
Curé recevant un prix offert par British Airways des mains de Laurie
Napaul

Alan Jones
recevant son prix de Prem Sham, représentant de l’hôtel Oberoi

Prabha Saddul recevant un prix de Jean-Marie Richard

Ramesh
Kalachand remettant un prix à Damoo Shah

Jean-Marie
Richard, directeur de Imagine Communication, en compagnie de Reshad
Purdassy, le gagnant du
‘First Men Cross’, et Toiria Prayag, ‘Incoming President’ du M.G.C.
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Une voix qui a marqué la scène musicale locale. Après un passage en
France, Roger Clency rentre au bercail et poursuit son petit bonhomme de
chemin avec ses ségas. 1958 à 2003 : quarante-cinq ans de carrière
musicale. Et il ne plie pas bagage, car il revient avec ‘La boutik néné
ruz’.
Qui n’a pas dansé sur les bons vieux refrains de Roger Clency ? Nombreux
sont-ils à vivre à l’heure nostalgique des mélodies du ségatier. Sa voix
accroche; ses textes humoristiques sont truffés de paraboles bien de chez
nous. Gaieté, faits divers, moeurs trouvent leur place parmi les accords
de séga. Un véritable cocktail assurant un max d’ambiance. Un feeling à
part, diront certains. De retour depuis huit mois dans son île natale,
Roger Clency envisage de sortir ‘La boutik néné ruz’, un album inédit
après les expériences ‘Olé Olé’ et ‘2 Dan 1’ avec Géda Music de Gérard
Louis. Encore une fois, le ségatier promet de nous entraîner dans une
folle aventure du séga. ‘Sa so zafer’, ‘Effacé réfer’, deux expériences,
début 2000, pour Roger Clency. Depuis, les albums comportent des reprises
de ses vieux refrains. La nouvelle génération s’est aussi intéressée aux
chansons de Roger Clency, à l’instar de Linzy Bacbotte qui a repris
‘Guidi-Guidi’.
‘Rosa’, ‘Ki lot pé désann’, deux titres parmi tant d’autres qui font
marrer les Mauriciens. Des textes à l’allure érotique, diront certains.
Des chansons empreintes d’un humour extraordinaire. La gent féminine, un
de ses sujets de prédilection. Même son tout premier titre ‘Marlena’ parle
de l’histoire d’une fille “ki ti kontan zis amizé”. ‘Ki lot pé désann’,
lui, contrairement à ce que croient certains, conte l’aventure d’une femme
parlant d’un autre homme à sa voisine dont le mari chope la conversation.
Furieux, ce dernier demande “Ki lot pé désann, mo pou désirr li...” Roger
Clency, un ‘ségatier pur-sang’ serait-on tenté de le dire, du fait qu’il a
fait de sa passion, son métier : “À une époque, ma femme Marie-Josée et
moi, nous nous produisions dans les hôtels le soir. Le séga m’a permis de
faire grandir mes enfants et de leur permettre de poursuivre leurs
études”. Dans les années 1960-1970, Roger Clency casse la baraque avec ses
ségas hors du commun. S’il y a une motivation qui est ancrée en lui,
depuis le début de sa carrière, c’est bien celle de permettre aux artistes
locaux “d’exporter réellement le séga vers l’Europe”, car explique-t-il,
le séga passe essentiellement entre la communauté mauricienne vivant en
Europe.
Vers l’Europe
Début 1982. Les ségatiers sont convoités par les politiques.
Roger Clency a déjà ses couleurs fétiches. Il est souvent mis sur la
touche surtout lors des grandes manifestations. La musique ne nourrit pas
son homme, dit-on souvent. Découragé par ce qui se passe sur la scène
locale, Roger Clency et ses pairs décident de faire leurs valises. Un ami
malgache lui offre dix-sept billets pour la métropole. Après un spectacle
dans la Grande Île, destination : La France. Dans un premier temps, c’est
à Nice que la bande de musiciens plantent leur tente. L’idée de faire
découvrir notre séga aux Européens lui trotte toujours dans la tête. Lors
de ses nombreuses tournées, il rencontre le célèbre groupe antillais,
Kassav. Les échanges culturels se succèdent. 1984, il concocte un album
‘remix’ avec la complicité de Kassav. “Nu ti pé bizin fer nu kiltir passé
dan lérope. Chose qui n’est pas encore le cas”, estime Roger Clency.
La musique locale connaît actuellement une métamorphose. La nouvelle
génération importe des tendances occidentales dont elle se sert comme
moyen d’expression. Roger Clency, lui, demande “ki nu pa blié nu kiltir”.
Le créole et le bhojpuri, deux langues, selon lui, qu’il ne faut en aucun
cas oublier. Marie-Josée, son épouse et, de surcroît, sa compagne de
scène, est restée en Europe, tournée musicale oblige! Roger, lui, a choisi
son île natale pour puiser son inspiration en vue de l’enregistrement de
son prochain album.
‘Bal Rane Zarico’, ‘Tam-Tam’, ‘Mamalo’, ‘Ki lot pé désann’, ‘Ton Polo’...
Autant de refrains qui nous ont bercés à une époque. Roger Clency, fidèle
à son style de musique, promet de conquérir le coeur des Mauriciens avec
‘La boutik néné ruz’ bientôt.
Hansley Antoine
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