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Stellio Kistnasamy Kistnen |
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Pluie d’étoiles pour
Mauritours
Le
restaurant La Cannelle, Domaine Les Pailles a scintillé le temps d’une
soirée marquée par une pluie d’Étoiles composée par le Groupe Mauritours
pour son traditionnel dîner de fin d’année. C’était le 17 décembre dernier
et les stars se ramassaient à la pelle tellement qu’il en pleuvait!

Patrick
Leal et le couple Leung Shing, Georges
et Kety

Ange
Chang, Isabelle Mamotte, Anielle Ramsahye et Jannick Rochecouste

Crystel
Sham et Melania Pizzinato, deux charmantes représentantes d’agences
étrangères

Devina
Caulee, Catherine Noël, Sandy Dyson, Logini Pillay

Azad
Allybocus, Feyzal Noorooya et Basseer Salumut

Nicole
Grizell, Corinne Appasamy, Virginie Follet et Nadine Noël

Patrick
Leal entouré de Linda Vithilingum, Patricia Nicolin, Catherine Bancilhon
et Marie Christine Adolphe (de gauche à droite)

Devina
Caulee, Natacha Blaize, Linda Malherbe et Jean Carl Palmyre
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Le dessin, c’est plus que sa passion. C’est sa vie. Il en a fait son
métier (graphic designer) et y consacre tous ses moments de loisir. À 45
ans, Stellio Kistnasamy Kistnen, artiste autodidacte, a une longue
carrière et plusieurs oeuvres derrière lui , mais il n’a jamais exposé ses
dessins.
De la peinture sèche orne les bouts de ses doigts. Il vient à peine de
terminer un dessin lorsqu’on le rencontre. Comme un enfant impatient de
découvrir son cadeau au pied du sapin de Noël, Stellio semble, lui,
impatient de nous montrer ses oeuvres. La visite guidée commence. Il nous
entraîne d’abord dans un snack situé à quelques mètres de chez lui, à
Roche-Bois, où ses dessins, grandeur nature, ornent les murs et leur
donnent une touche particulière. Les habitués de ce lieu dégustent mines,
boulettes et autres mets sous les regards bienveillants de Bob Marley et
de Kaya, “un symbole pour Roche-Bois”, dit-il, que l’artiste a peint au
pistolet.
Aérographie
L’aérographie, l’art qu’il pratique maintenant et qui consiste à peindre
avec un pulvérisateur à air comprimé, Stellio l’a appris en regardant un
de ses collègues, notamment Pierrot Gentil, travailler. “C’est lui qui m’a
appris la technique”, dit-il. Ensuite, c’est à la Réunion qu’il a été se
perfectionner. Et depuis, il ne quitte plus son petit pistolet électrique.
“Grâce à cela, je peux peindre sur toutes les surfaces: du carton, des
voitures, du tissu ou même du ‘hard board’”, explique Stellio, qui a
travaillé pendant quatre ans comme décorateur au théâtre de Port-Louis.
Il avoue pratiquer l’aérographie avant tout par plaisir : “Je fais des
dessins pour les mariages, les fiançialles ou les baptêmes de mes proches.
Les dessins ajoutent une touche originale à leurs fêtes”, dit-il. À coups
de pistolet et à force de patience, Stellio transforme alors un morceau de
carton en oeuvre d’art. Car le travail est minutieux, “un vrai travail de
fourmi”, estime-t-il, il lui faut à chaque fois masquer certaines parties
du dessin pour en peindre d’autres pour ne pas mélanger les couleurs. “Je
prends au minimum deux à trois jours pour faire un dessin car cela prend
beaucoup de temps. Quand j’ai terminé, je relève le dessin avec un feutre
doré”, explique Stellio, qui est fier, en tant qu’habitant de Roche-Bois
d’avoir réussi. “Quand on parle de Roche-Bois, on parle toujours des
mauvais côtés et on ne met pas en valeur les bons côtés”, s’indigne-t-il.
L’amour pour le dessin
Autant qu’il s’en souvienne, Stellio aimait dessiner. “J’ai un amour pour
le dessin depuis que je suis tout petit. Avant, je peignais surtout des
paysages et des portraits”, raconte-t-il. Pour étayer ses dires, il va
chercher des bambous de gros diamètre sur lesquels figurent de merveilleux
dessins: l’un montre un paysage du jardin de Pamplemousses, un autre, des
danseuses de séga et un troisième, des danseuses indiennes. De son
argentier, Stellio retire deux assiettes noires, où il a peint deux scènes
tirées du livre Paul et Virginie avec beaucoup de détails.
Comme tout artiste, il trouve que son métier est si passionant qu’il
oublie tout ce qui ne se rapporte pas à la peinture. “Quand je suis en
train de peindre, je ne pense ni à manger ni à dormir. Parfois, juste au
moment de me coucher, j’ai une inspiration et je ne peux résister à la
tentation d’aller mettre sur papier mon idée”, confie-t-il. Catégorique,
Stellio estime que “C’est un gaspillage quand quelqu’un me félicite
hypocritement pour mon travail. La satisfaction personnelle est plus
importante”.
Aujourd’hui, Stellio peut afficher sa satisfaction car la relève est
assurée par son fils, Jason, étudiant au Collège St Esprit, qui suit les
traces de son père.
Vanessa Teycheney
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