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Analyse |
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Pluie d’étoiles pour
Mauritours
Le
restaurant La Cannelle, Domaine Les Pailles a scintillé le temps d’une
soirée marquée par une pluie d’Étoiles composée par le Groupe Mauritours
pour son traditionnel dîner de fin d’année. C’était le 17 décembre dernier
et les stars se ramassaient à la pelle tellement qu’il en pleuvait!

Patrick
Leal et le couple Leung Shing, Georges
et Kety

Ange
Chang, Isabelle Mamotte, Anielle Ramsahye et Jannick Rochecouste

Crystel
Sham et Melania Pizzinato, deux charmantes représentantes d’agences
étrangères

Devina
Caulee, Catherine Noël, Sandy Dyson, Logini Pillay

Azad
Allybocus, Feyzal Noorooya et Basseer Salumut

Nicole
Grizell, Corinne Appasamy, Virginie Follet et Nadine Noël

Patrick
Leal entouré de Linda Vithilingum, Patricia Nicolin, Catherine Bancilhon
et Marie Christine Adolphe (de gauche à droite)

Devina
Caulee, Natacha Blaize, Linda Malherbe et Jean Carl Palmyre
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La fortune, pour les Mauriciens, a bien
tourné, même s’il y a encore des dizaines de milliers pour qui le train du
développement est à rattraper. Dissertons un peu sur le chemin parcouru.
François Mitterrand, de son vivant, il y a une douzaine d’années, faisait
déjà de Maurice, sa destination favorite. Avant lui, Valéry Giscard
D’Estaing et après lui, Jacques Chirac. C’est aussi la destination
favorite des stars de la chanson et du show-business européen et celle du
monde des sports à l’échelle planétaire. Les fonctionnaires des
institutions internationales les plus prestigieuses se battent souvent
pour une semaine de travail dans l’île. Pas une semaine ne se passe sans
que la presse ne fasse état de la visite dans l’île d’une de ces grosses
têtes.
En effet, un séjour à Maurice, même pour le travail, est du domaine du
rêve pour les Français, les Anglais, les Allemands, les Sud-Africains et
les Réunionnais d’à-côté. La réputation de Maurice à l’étranger n’a jamais
été si favorable. Et elle sert bien l’économie mauricienne de même qu’elle
fait l’affaire de plusieurs dizaines de milliers de Mauriciens dont la
fortune et le travail sont tributaires du nombre d’arrivées des touristes
chaque année. Cette réflexion est surtout valable pour les régions rurales
du pays, plusieurs milliers d’emplois ainsi créés ayant surtout été pour
les jeunes des régions côtières et des villages à proximité des grands
hôtels répartis sur le littoral.
Le tourisme n’est pas le seul secteur à procurer au pays de bonnes raisons
d’en être fier. Le textile, en dépit de ses nombreux détracteurs, a aussi
atteint des sommets auprès de ses clients surtout en Grande-Bretagne et en
France. Même si les usines mauriciennes sont devenues, au fil des années,
plus chères que ses principales concurrentes en Asie et en Afrique du
Nord, elles restent cependant parmi les préférées des grands magasins de
Londres, de Paris et de Milan. Parce que les produits manufacturés à
Maurice sont, dans plusieurs cas, suffisamment de bonne qualité pour
mériter la confiance des marques les plus connues de l’Europe. Les unes
rivalisent avec les autres en prestige : La Redoute, Next, Asda, Banana
Republic, H & M, ... Citez une marque, elle est probablement aussi
fabriquée à Maurice.
Tout comme le tourisme, le textile sert bien la destinée de notre île.
Quand Maurice était au bord du gouffre avec, comme une épée de Damoclès,
près de 100,000 chômeurs il y a 20 ans, c’est le textile qui a sauvé le
pays d’une instabilité sociale qui avait trop duré. Souvenez-vous des
grandes marches de protestation des jeunes Mauriciens d’alors à la
recherche d’un premier emploi sans savoir d’où il pouvait provenir.
S’il faut saluer bien bas les pionniers de la Zone Franche et ceux du
tourisme, les entrepreneurs, les employés, les politiciens, tous les
partis confondus, il faut cependant constater dans le même souffle, que
beaucoup reste à faire.
Il faut d’abord embarquer par tous les moyens ceux qui sont laissés pour
compte. Seule une politique de formation et d’éducation à grande vitesse,
surtout dans les régions les plus défavorisées, permettra de résoudre de
manière durable le problème de la pauvreté. Sans la formation et
l’éducation, on peut difficilement envisager l’obtention d’un emploi à
forte rémunération qui permettrait, à son tour, le rehaussement du niveau
de vie. Cependant, l’autre défi aussi pressant pour tout gouvernement est
celui de créer des emplois, en nombre suffisant, pour tous ces jeunes à
leur sortie d’école. Ils sont environ 15,000 chaque année.
La nouvelle année sera sans doute une année de chance pour Maurice. Elle
sera même exceptionnelle à plusieurs titres. Le prestige dont le pays a su
construire au cours de ces vingt ans continuera à payer des dividendes. On
n’attendra pas longtemps. Dans un peu plus d’une semaine, le monde du
textile régional sera en ébullition avec, en point de mire, l’arrivée à
Maurice de tous les grands décideurs de l’industrie manufacturière du
continent africain. Avec pour interlocuteurs en face à face, les
législateurs américains chargés de promouvoir le processus de
l’industrialisation du continent africain. On n’aura jamais vu ça ! Le
plus grand marché du monde, soit 375 millions de consommateurs incitant
les Africains à vendre leurs produits chez eux ! Et ils ont choisi notre
petit pays pour assumer le rôle d’hôte d’une conférence étalée sur trois
jours.
Les retombées pour Maurice, si la bêtise humaine ne joue pas au plus
malin, seront sans doute exceptionnelles, à court et à long terme. Et
dire, on est qu’au mois de janvier.
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