05 janvier 2003, No 659

Mahen Jhurry:


Pluie d’étoiles pour Mauritours

Le restaurant La Cannelle, Domaine Les Pailles a scintillé le temps d’une soirée marquée par une pluie d’Étoiles composée par le Groupe Mauritours pour son traditionnel dîner de fin d’année. C’était le 17 décembre dernier et les stars se ramassaient à la pelle tellement qu’il en pleuvait!

 Patrick Leal et le couple Leung Shing, Georges
et Kety

 Ange Chang, Isabelle Mamotte, Anielle Ramsahye et Jannick Rochecouste

Crystel Sham et Melania Pizzinato, deux charmantes représentantes d’agences étrangères

 Devina Caulee, Catherine Noël, Sandy Dyson, Logini Pillay

Azad Allybocus, Feyzal Noorooya et Basseer Salumut

Nicole Grizell, Corinne Appasamy, Virginie Follet et Nadine Noël

Patrick Leal entouré de Linda Vithilingum, Patricia Nicolin, Catherine Bancilhon et Marie Christine Adolphe (de gauche à droite)

Devina Caulee, Natacha Blaize, Linda Malherbe et Jean Carl Palmyre

 “La non-consécration de Mario Bienvenu
reste une grande déception”


Triste lundi pour le tandem Mario Bienvenu-Mahen Jhurry. En effet, le lundi 23 décembre, lors des MSC Awards, le tireur Mario Bienvenu, qui semblait bien parti pour décrocher le titre de l’athlète de l’année, a terminé troisième au classement, derrière Antonio Félicité (2e) et Eric Milazar qui a décroché le titre. “Je suis très déçu du vote. Pour moi, le déroulement du vote reste un mystère. Je pense qu’on aurait dû au moins m’adresser un remerciement spécial pour mon titre de champion du monde de boxe française d’assaut. Mais je n’ai rien reçu !”, nous confie Mario Bienvenu.

Mario n’est pas le seul à être déçu. Son entraîneur, Mahen Jhurry, qui, lui, a terminé deuxième au classement du ‘Coach of the Year’, déclare que c’est humiliant pour Mario. “Demander à Mario de venir sur le podium et ne rien lui donner par la suite est humiliant. Ils ont humilié cet homme. Je sais ce qu’il a vécu lors de ce championnat. Les sacrifices et les souffrances qu’il a endurés pour participer à ce tournoi. Premièrement, notre fédération ne voulait pas qu’on parte. Puis, on a dû chercher des sponsors pour financer le voyage. Arrivés en Belgique, on a souffert moralement et physiquement parce qu’on était livrés à nous-mêmes. De retour au pays, Mario est suspendu, puis repris. Après tout ce calvaire et après avoir ramené un titre de Champion du Monde, personne ne le remercie. Et c’est comme cela qu’on le traite. C’est décevant”, déclare Mahen Jhurry, très affecté par ce verdict.

“Je connais mes capacités”
“Pour être sincère, ma deuxième place dans la catégorie de ‘Coach of the year’ ne me dit rien. Je connais mes capacités au niveau du club et au niveau international. Ce n’est pas un ‘award’ qui va évaluer mes compétences. Moi, ce que je voulais c’est que Mario fût récompensé. Même s’il n’a pas obtenu l’’award’, j’aurais été heureux qu’il eût droit à un ‘special thanks’, ou un remerciement pour ce titre. Cela me désole. Je suis vraiment déçu . Vous savez que nous avons presque mendié pour partir ”, nous confie Mahen Jhurry.

Quant à Mario Bienvenu, depuis lundi, ces résultats l’obsèdent. “Pour l’instant, je me demande toujours comment ils ont fait. En tout cas, certaines fédérations sont privilégiées par rapport à d’autres ”, avoue Mario, quelque peu désorienté par ces événements. Toutefois, il affirme que son entraîneur, Mahen Jhurry avait les compétences voulues pour remporter le titre dans sa catégorie. “Je crois, qu’il aurait pu terminer en tête du classement parce qu’il a ramené un champion du monde. Je suis déçu pour lui”, confie Mario Bienvenu.

Concentrer sur l’avenir
Malgré tout cela, Mario est conscient que ressasser des regrets ne changera rien. C’est pourquoi il se concentre sur son avenir. “Je suis peut-être déçu de tout cela, mais mon amour pour ce sport reste toujours le même. Donc, pour 2003, j’aimerais redresser la Fédération Mauricienne de Boxe Française Savate et être au moins reconnu au niveau national. Car je dois dire qu’au niveau international je suis reconnu. Comme le dit si bien l’expression : Nul n’est prophète dans son pays ”, conclut Mario Bienvenu.

Chrystèle Descombes