05 janvier 2003, No 659

Début d’année noir pour la famille L’amoureux


Pluie d’étoiles pour Mauritours

Le restaurant La Cannelle, Domaine Les Pailles a scintillé le temps d’une soirée marquée par une pluie d’Étoiles composée par le Groupe Mauritours pour son traditionnel dîner de fin d’année. C’était le 17 décembre dernier et les stars se ramassaient à la pelle tellement qu’il en pleuvait!

 Patrick Leal et le couple Leung Shing, Georges
et Kety

 Ange Chang, Isabelle Mamotte, Anielle Ramsahye et Jannick Rochecouste

Crystel Sham et Melania Pizzinato, deux charmantes représentantes d’agences étrangères

 Devina Caulee, Catherine Noël, Sandy Dyson, Logini Pillay

Azad Allybocus, Feyzal Noorooya et Basseer Salumut

Nicole Grizell, Corinne Appasamy, Virginie Follet et Nadine Noël

Patrick Leal entouré de Linda Vithilingum, Patricia Nicolin, Catherine Bancilhon et Marie Christine Adolphe (de gauche à droite)

Devina Caulee, Natacha Blaize, Linda Malherbe et Jean Carl Palmyre

Samantha L’amoureux, 13 ans,
morte dans un accident le 1er janvier


Samantha était une bonne sportive.
Elle pratiquait le football, l’athlétisme et le vélo


Samantha, 13 ans, a été fauchée par un van alors qu’elle revenait d’une boulangerie, à La Louise, à bicyclette. Elle est partie le 1er janvier 2003.

Samantha, fille unique, avait tout préparé pour la naissance de sa petite soeur prévue dans deux mois. Pour les achats de fin d’année, elle a acheté la layette pour sa soeur tant attendue et elle a même fait une liste de prénoms de laquelle ses parents pourront choisir. Tout était fin prêt, mais le destin en a voulu autrement. Le 1er janvier, Samantha se rend à la boulangerie du coin à bicyclette. Après avoir acheté du pain, l’adolescente emprunte la route habituelle pour rentrer chez elle à la route Royale, La Louise. Elle s’apprête à entrer dans l’impasse qui mène vers sa maison de l’autre côté de la route quand elle est violemment percutée par une Toyota Hi-Ace qui roule en direction de Flic-en-Flac. La fille est projetée à proximité de l’arrêt d’autobus.
Alertés par le crissement des pneus, les membres de la famille de Samantha et les habitants des environs se ruent vers le lieu de l’accident. Samantha git sur l’asphalte, saignant abondamment. “Ma mère, Méline, s’est assise près de Samantha et elle a posé la tête de ma fille sur elle. Samantha semblait lutter pour survivre et elle avait les larmes aux yeux. Elle a regardé sa grand-mère à trois reprises avant de fermer les yeux pour ne plus jamais les ouvrir”, nous raconte péniblement Michael, le père de Samantha.
Samantha est transportée à l’hôpital Victoria dans le véhicule d’un voisin. Le père de Samantha nous confie qu’en cours de route l’adolescente luttait toujours contre la mort mais que c’est un corps inerte qui est arrivé aux services des urgences. “Même avec les appareils de réanimation, les médecins n’ont rien pu faire”, nous dit ce père accablé. L’autopsie a révélé une fracture du crâne et du cou. Les funérailles de Samantha ont eu lieu dans la matinée de jeudi en présence des proches et des amis.
Pour Michael et Marie-Anne, les parents de Samantha, c’est un coup dur. “C’est après treize ans que nous aurons un deuxième enfant, mais, hélas, notre première fille s’en est allée avant la naissance de sa petite soeur. Samantha était notre unique enfant et nous avons tout fait pour elle et elle a toujours tout fait pour nous faire plaisir. C’est vraiment dur pour nous d’accepter son départ”, nous disent-ils. Ce couple désespéré ajoute que la petite fille se plaisait à tout faire pour éviter que sa mère ne se fatigue pendant sa grossesse. Quelques jours avant sa mort, Samantha s’était adonnée aux travaux de peinture à la maison. Elle avait tout remis à neuf.

Crainte d’une réaction voilente du public
Après avoir heurté Samantha, Sabir Durgahed, le conducteur du van âgé de 42 ans et habitant Quinze Cantons, ne s’arrête pas tout de suite. Il continue sa route et s’arrête à quelques mètres du lieu de l’accident, car, selon lui, il craignait une réaction violente du public à son égard. “ Malgré le fait que je roulais à une vitesse normale, je n’ai pu éviter la fille, j’ai la conscience claire. En la voyant tourner brusquement, j’ai changé de couloir mais malheureusemant le flanc gauche de mon véhicule a heurté la fille. J’ai jugé bon de m’arrêter un peu plus loin car j’avais peur que des personnes viennent m’agresser”, nous confie Sabir Durgahed.
Sabir Durgahed avoue s’être senti soulagé qu’aucun membre du public ne l’ait molesté après l’accident. “Je suis certain que si j’avais tort, le public ne serait pas resté calme. Après l’accident, plusieurs de mes clients habituels se disaient disposés à donner une déposition pour prouver que je conduis bien”, déclare-t-il. Le conducteur a été écroué pendant deux jours au poste de police de Rose-Hill et il a été libéré vendredi dernier après avoir fourni une caution de Rs 15 000. “Si la situation le permet, je me rendrai chez les parents de la fille afin de leur parler. Je veux montrer ma bonne foi. D’ailleurs, mon beau-frère s’est rendu à la veillée mortuaire pour présenter nos sympathies à la famille”, nous confie Sabir Durgahed.

Studieuse et sportive
Tout comme pour les parents de Samantha, c’est une perte inestimable pour ses enseignants. Considérée comme une des meilleures de sa classe, Samantha avait le don d’aider ses amis. Eshan Lallmohamed, un des enseignants de Samantha, nous précise également que Samantha a beaucoup aidé Kashmi, son neveu, qui vient d’un pays étranger “Tous ses enseignants appréciaient Samantha car elle était très responsable et dévouée pour les personnes de son entourage. Très souvent, la classe d’éducation physique lui était confiée et, vu son grand sens de responsabilité, elle y arrivait sans problème”, nous déclare Eshan Lallmohamed, choqué par ce départ soudain. Le sport, Samantha l’avait dans la peau. Mis à part l’athlétisme qu’elle pratiquait au niveau scolaire, Samantha venait d’intégrer une équipe de football féminine dans la région de Quatre-Bornes et s’entraînait régulièrement.
Ces derniers temps, comme il n’y avait pas de séances d’entraînement, Samantha avait demandé à ses parents de réparer son vélo qu’elle n’avait pas utilisé depuis un bon moment. “Samantha nous avait demandé de réparer son vélo car elle voulait faire de l’exercice pendant la période où elle n’avait pas d’entraînement de football” , nous dit Marie-Anne, la mère de Samantha. Le père de l’adolescente précise que cette dernière faisait du vélo dans la cour et que c’est seulement pendant le week-end que Samantha allait acheter le pain. “Quand Samantha a commencé à se rendre à la boulangerie à bicyclette, je lui ai demandé si elle se sentait prête pour rouler sur la route Royale. Elle m’a affirmé qu’elle l’était mais pas pour aller jusqu’aux feux de signalisation de La Louise”, déclare la mère de la victime. Elle ajoute qu’elle s’étonne de cet accident car, dit-elle, Samantha connaissait bien le code de la route. Marie-Anne nous confie que ce sera pénible pour toute la famille de voir les traces de peinture, mises par la police pour les besoins de l’enquête, dès qu’ils sortiront de leur maison. “Cela évoquera des souvenirs pénibles aux membres de la famille. Ce serait bien que ces traces soient enlevées”, dit-elle.

Jean-François Cossigny


En France

Un Mauricien meurt dans un caniveau

Bhugwat Barsadsing Bucktawar, un Mauricien de 55 ans établi en France depuis 30 ans a trouvé la mort le 24 décembre dernier dans un accident après que le véhicule qu’il conduisait a terminé sa course dans un caniveau.
Il était aux alentours de 11 heures le 24 décembre dernier quand le véhicule que conduisait Bhugwat Barsadsing Bucktawar, une ambulance d’une compagnie privée, a heurté de plein fouet un autre véhicule venant en sens opposé. L’impact a été si violent que le véhicule de Bhugwat Barsadsing Bucktawar a quitté la route pour se retrouver dans un caniveau sur le bas côté de la route. Le Mauricien, établi en France depuis 30 ans, est décédé sur le coup. Le chauffeur de l’autre véhicule accidenté est lui aussi décédé après le choc.
Marié et père de deux filles âgées respectivement de 22 et de 15 ans, Bhugwat Barsadsing Bucktawar habitait dans le Nord de la France, en Normandie, dans la commune du Vesors. Nous avons appris des proches du défunt à Maurice que le corps ne sera pas rapatrié, les funérailles auront lieu demain en France. L’un des frères de la victime est actuellement en France pour soutenir l’épouse et les filles du défunt. Il revient au pays ce mercredi.

Jean Marie Gangaram