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Ashok Subron, membre de Lalit et de la plateforme ‘P.A Bush’ |
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Pluie d’étoiles pour
Mauritours
Le
restaurant La Cannelle, Domaine Les Pailles a scintillé le temps d’une
soirée marquée par une pluie d’Étoiles composée par le Groupe Mauritours
pour son traditionnel dîner de fin d’année. C’était le 17 décembre dernier
et les stars se ramassaient à la pelle tellement qu’il en pleuvait!

Patrick
Leal et le couple Leung Shing, Georges
et Kety

Ange
Chang, Isabelle Mamotte, Anielle Ramsahye et Jannick Rochecouste

Crystel
Sham et Melania Pizzinato, deux charmantes représentantes d’agences
étrangères

Devina
Caulee, Catherine Noël, Sandy Dyson, Logini Pillay

Azad
Allybocus, Feyzal Noorooya et Basseer Salumut

Nicole
Grizell, Corinne Appasamy, Virginie Follet et Nadine Noël

Patrick
Leal entouré de Linda Vithilingum, Patricia Nicolin, Catherine Bancilhon
et Marie Christine Adolphe (de gauche à droite)

Devina
Caulee, Natacha Blaize, Linda Malherbe et Jean Carl Palmyre
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Le forum de L’‘Africa Growth and Opportunity
Act (AGOA) se tiendra le 15 janvier à Maurice. Malgré l’annulation de la
visite du président américain George W. Bush, les animateurs du ‘P.A Bush’
(Plateform against Bush Policies) maintient une série d’activités pour
protester contre la venue des délégués américains, déclare Ashok Subron.
Q. Que représente l’AGOA pour vous?
R. L’AGOA est comme un nouvel instrument de domination qui cadre avec
une nouvelle tendance qu’est la globalisation capitaliste. L’AGOA est
aussi une drôle de loi extraterritoriale votée aux Etats-Unis qui vient
instituer une nouvelle forme de colonisation dans la région africaine.
L’AGOA va uniquement bénéficier à une poignée d’industriels à Maurice. Les
premières analyses des experts étrangers demontrent que les compagnies
multinationales étrangères seront les premières bénéficiaires. L’AGOA est
un produit périmé que les États-Unis veulent nous offrir en cadeau. En
2005, il y aura plus d’entrées sur les quotas pour le textile alors que
les tarifs douaniers vont diminuer considérablement.
Q. Si cette nouvelle loi n’était pas préconisée à Maurice, croyez-vous
que cela aurait eu un effet néfaste sur l’industrie du textile mauricien ?
R. Je crois fermement que la question se pose. La pertinence de
certains détenteurs de capitaux à Maurice à imposer une stratégie de
développement dans le textile nous inquiète beaucoup. Surtout que dans le
passé ces mêmes capitalistes ont tenu en otage notre pays avec le monopole
sucrier. C’était pour eux un moyen d’accumuler des profits. Donc, on voit
que maintenant ces mêmes capitalistes viennent nous imposer cette nouvelle
stratégie de développement.
Q. Pourquoi planifiez-vous de manisfester contre l’arrivée des délégués
americains à Maurice ?
R. D’emblée, notre front commun se nomme ‘P.A Bush’. Nous manifestons
ardemment contre la politique de Bush. Nous manifestons contre les
conditions de l’AGOA. De plus, les États-Unis ont pris notre Diego Garcia.
C’est un viol humain. Cette plate-forme commune ne peut accepter cette
logique de guerre dans laquelle les États-Unis veulent entraîner le monde.
Dans des cas, nous voyons que l’état américain a ordonné l’exécution de
plusieurs personnes aux USA. Cela nous rappelle l’époque Nazie.
Q. N’est-ce pas un acte antipatriotique de faire cette manifestation ?
R. Bien au contraire. C’est notre droit en tant que Mauriciens de
manifester contre l’arrivée des Américains. Il faut faire ressortir que
les États-Unis appliquent toujours la peine de mort. Manifester contre les
conditions de l’AGOA, c’est dire non contre un nouveau règne impérial à
Maurice. C’est avec un élan de solidarité que nous planifions de faire
cette marche pacifique le 15 janvier prochain à Port-Louis.
Q. Le président George W. Bush a annulé sa visite. Quelle est votre
réaction? Est-ce que la manifestation aura quand même lieu?
R. Avec ou sans la présence de Bush, nous allons manifester parce que
nous ne sommes pas d’accord avec les conditions de l’AGOA.
Hansley Antoine
Les ouvriers étrangers dans la zone franche
Regard d’une expatriée
chinoise sur l’île Maurice

Xu Jin Xiu
Xu Jin Xiu, 32 ans, habite à Maurice, plus précisément à
Quartier-Militaire, depuis deux ans déjà. Elle n’est pas venue vivre sur
notre île à cause du soleil ou de la mer mais surtout pour y gagner sa
vie. Dans un anglais et un créole approximatifs, la jeune femme nous livre
ses impressions sur sa patrie d’adoption.
Q: Pourquoi êtes-vous venue à Maurice?
R. Xu Jin Xiu: Je suis venue à Maurice en 2002 en compagnie de mon
époux, Liu Guo Bing, pour travailler dans une usine de textile, sous
contrat de deux ans. C’est en consultant un des journaux de la Chine que
j’ai vu une annonce concernant le recrutement des travailleurs chinois
pour les industries textiles mauriciennes. C’est alors que mon mari et moi
avons decidé de nous inscrire pour nous faire embaucher. La principale
raison qui nous a poussés à venir ici est que nous allions recevoir plus
d’argent qu’en Chine.
Q : Votre pays d’adoption vous plaît-il ?
R : J’adore l’île Maurice avec ses belles plages, la mer, le mode de
vie des Mauriciens, ses différentes cultures et je trouve les Mauriciens
très gentils et courtois.
Q : Comment trouvez-vous les relations industrielles à Maurice?
R : Il y a un grand développement dans le secteur de l’industrie
mauricienne et tout semble marcher à merveille au niveau des relations
industrielles, même si l’on note quelquefois des petits problèmes.
Q : Fréquentez-vous la communauté chinoise de Maurice?
R : Personnellement, je ne fréquente pas la communauté chinoise à
Maurice et ne pratique pas la culture et les traditions du pays, mais mes
compatriotes vont à la pagode chaque dimanche.
Q : Comptez-vous vous intaller à Maurice si vous en avez la possibilité
?
R : Non, malgré que j’adore l’île Maurice, je préfère avant tout mon
pays natal.
Q : Vous êtes loin de votre famille. Comment vivez-vous cette
séparation ?
R : C’est très difficile de vivre loin de mon fils de neuf ans, de mon
mari et de mes parents. J’avais mon mari a mes côtés quelques jours de
cela mais il est reparti car son contrat est arrivé à expiration.
Malheureusement, il n’a pas eu la chance, comme moi, de le renouveler. Il
a donc dû regagner la Chine.
Q : Qu’appréciez-vous en particulier à l’île Maurice?
R : Le climat. En Chine, l’hiver est rude et, durant l’été, il fait
très très chaud, tandis qu’à Maurice, le climat est modéré. Ici, même en
hiver, il ne fait pas aussi froid qu’en Chine.
Q : Avez-vous du temps libre et comment le passez-vous ?
R : Oui, on ne travaille pas les dimanches et les jours feriés. Durant
ces jours de repos, mes compatriotes et moi allons à la mer ou faisons du
lèche-vitrine.
Jenny Raboud
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