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L’année de l’effort |
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Pluie d’étoiles pour
Mauritours
Le
restaurant La Cannelle, Domaine Les Pailles a scintillé le temps d’une
soirée marquée par une pluie d’Étoiles composée par le Groupe Mauritours
pour son traditionnel dîner de fin d’année. C’était le 17 décembre dernier
et les stars se ramassaient à la pelle tellement qu’il en pleuvait!

Patrick
Leal et le couple Leung Shing, Georges
et Kety

Ange
Chang, Isabelle Mamotte, Anielle Ramsahye et Jannick Rochecouste

Crystel
Sham et Melania Pizzinato, deux charmantes représentantes d’agences
étrangères

Devina
Caulee, Catherine Noël, Sandy Dyson, Logini Pillay

Azad
Allybocus, Feyzal Noorooya et Basseer Salumut

Nicole
Grizell, Corinne Appasamy, Virginie Follet et Nadine Noël

Patrick
Leal entouré de Linda Vithilingum, Patricia Nicolin, Catherine Bancilhon
et Marie Christine Adolphe (de gauche à droite)

Devina
Caulee, Natacha Blaize, Linda Malherbe et Jean Carl Palmyre
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La Convention de Lomé, de même que son annexe,
le Protocole Sucre, a été, des années durant - et il l’est encore sous sa
mouture Cotonou- une béquille indispensable pour notre développement. Au
seuil du marché européen, nos produits ne sont pas taxés et ils ne sont
pas soumis à un système de contingentement. L’AGOA, à peu de choses près,
est une autre Convention de Lomé qui nous permettrait de conquérir le
marché américain. C’est pourquoi ce mouvement de protestation qui se
dessine à Maurice contre la tenue du forum est déplacé. C’est l’expression
d’une position idéologique d’un autre temps. Elle souligne, cependant, la
vitalité de notre démocratie.
La mondialisation est un processus, à notre sens, irréversible. Dans
cinquante ans, par exemple, le concept de l’État-nation deviendrait
obsolète. Nous allons nous fondre dans la région où, nous l’espérons, il y
aurait une libre circulation des personnes et des biens. Nous sommes
entrés dans une ère nouvelle dont la portée est incommensurable. Maurice
ne devrait pas rater le coche. Et cela voudra dire, AGOA ou pas, Cotonou
ou pas, que nous devrons pouvoir conquérir des parts du marché mondial. Et
cela voudra dire aussi que nous devrions mettre un terme a notre
xénophobie latente.
Nous devrions pouvoir accepter l’expertise étrangère après avoir
décloisonné notre société. Nous devrions pouvoir intégrer les valeurs
universelles dont la substance devrait être l’humanisme.
C’est cette dimension humaniste qui manque souvent à l’économie libérale.
Business ne devrait pas dire affairisme. Il faudrait mettre un frein à la
corruption.
Notre société, d’un autre côté, est bloquée parce que les richesses et les
moyens de production sont concentrés entre les mains d’un petit groupe. Ce
n’est pas vrai de dire, comme le pensent quelques intellectuels proches du
pouvoir, que cette concentration est nécessaire pour gagner la bataille de
la mondialisation. Les petites et moyennes entreprises, souvent hors zone
franche, ont démontré qu’elles peuvent être créatrices de richesse et
pourvoyeuses d’emplois. C’est à ce niveau que les pouvoirs publics
devraient intervenir pour rectifier le tir. On a vu le contraire jusqu’à
maintenant.
Il faudrait, d’autre part, réaffirmer nos valeurs laïques. La laïcité est
un des moteurs du développement. Les religions deviennent trop
envahissantes chez nous. Il faudrait les repousser avec force dans la
sphère du privé. La religion, quelle qu’elle soit, est souvent dogmatique
et potentiellement totalitaire. On n’est jamais assez vigilant, à cet
égard.
Enfin, 2003 devrait être l’année de l’effort, de la discipline, de
l’audace, de la créativité, de l’inventivité.
Il faut qu’on puisse faire un saut qualitatif. C’est à nos hommes
politiques- parce qu’ils peuvent peser sur le cours de l’Histoire- de nous
guider, de donner l’impulsion nécessaire.
L’Opposition devrait présenter aux Mauriciens un programme de gouvernement
crédible. Le pouvoir actuel devrait être moins arrogant. Après tout, nous
sommes dans le même bateau.
C’est ensemble qu’on va gagner la bataille économique.
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