13 janvier 2002, No 608

Alors qu’il est recherché par 
la police depuis deux semaines

Les petits plats dans les grands au ‘Cotton Bay’

L’hôtel Cotton Bay à Rodrigues n’a pas deçu ses clients pour les fêtes de fin d’année. Avec des moyens limités, le directeur Narain Sunassee a fait preuve d’imagination pour rendre le séjour des vacanciers agréable, avec la collaboration d’un personnel motivé.

Corinne (née Carmagnole) 
et Bruno Lamarque en pleine lune de miel

Véronique et Dominique Tomine, deux autres fidèles de l’hôtel

Le Dr Jean-Jacques Legrand et son épouse, Christine, clients réguliers qui viennent plonger tous les ans

Patrice Roussety et son épouse, Karin, qui attend un heureux évènement

Henri Leblanc, pour sa première visite dans l’île avec son épouse

Elizabeth et Pierre-Alain Mottier avec Johnson Meunier, le maître des lieux

Clothide Rouillard, Narain Sunassee et Guillemette Ismaël

Narain Sunassee et Jacky Degremont, responsable du centre de plongée

Manand Fakhoo vient 
voir les siens à Beau-Bassin

Alors qu’il est recherché par la police depuis deux semaines sous une accusation d’avoir séquestré son beau-frère et d’avoir eu des relations sexuelles avec la soeur de sa femme sans son consentement, Manand Fakhoo est venu rendre visite aux siens à Beau-Bassin, jeudi, alors que sa femme et sa mère observent, depuis quelques jours, une grève de la faim en guise de solidarité avec lui .


Celui qui est considéré comme un fugitif s’est pointé à son domicile, à Beau-Bassin, aux alentours de 17h30, jeudi dernier. Une petite foule d’environ une centaine de personnes s’était massée devant la résidence de Manand Fakhoo. C’est en toute quiétude qu’il a quitté la voiture jaune qui l’avait transporté pour entrer chez lui. Constatant que Fakhoo était arrivé, ses sympathisants ont voulu le suivre à l’intérieur, mais comme la maison est exiguë, Fakhoo leur a demandé d’aller l’attendre sur le toit.

Tous les amis présents sur le toit de la maison des Fakhoo à Beau-Bassin ont voulu exprimer leur solidarité avec le fugitif, tout en ajoutant qu’ils n’arrivaient pas à comprendre pourquoi Prema Ghoorbin et sa famille ont pu “mettre ène fausse charge lors sa garçon là”. D’ailleurs, les amis de Manand Fakhoo ont tenu à exprimer leur opinion à l’effet que l’aventure extraconjugale entre Manand et Prema était de notoriété publique. Certains ont même avancé avoir accompagné Manand lors de ses sorties avec sa belle-soeur. Ils ont été unanimes à dire que Prema paraissait heureuse en compagnie de leur ami.

Dans une déclaration à “5-Plus”, Manand Fakhoo, qui est un ancien activiste d’un parti politique, affirme qu’il est victime d’un coup monté visant à lui nuire ainsi qu’à sa famille. Il a affirmé ne pas être disposé à accepter “de telles faussetés”, à tel point qu’il a dit préférer mourir plutôt que d’accepter une telle accusation. Dans cette même optique, Fakhoo a confirmé qu’il n’a pas l’intention de se rendre à la police, sauf peut-être aux officiers Rajabally et Dass Joganah qu’il a qualifié “d’honnêtes”.

Les propos de Manand Fakhoo sont confirmés par sa femme qui dit avoir été au courant des rapports adultérins entre son mari et sa soeur, d’où son étonnement devant le fait que Prema et sa famille viennent affirmer que son mari auraient abusé d’elle à plusieurs reprises. La mère de Fakhoo a abondé dans le même sens.

Outre les amis de Manand, beaucoup de voisins ont rendu visite aux deux femmes qui observent une grève de la faim illimitée. Celles-ci ont déclaré être profondément touchées par ces marques de sympathie. Belle-mère et belle-fille ont dit vouloir maintenir leur action tant que les charges portées contre Manand n’auront pas été retirées.

Didier Edmond