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Malgré une décision prise par le Cabinet en novembre |
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En l’honneur
de la ministre allemande
L’ambassade d’Allemagne à Maurice a offert un cocktail en l’honneur de Mme Herta Daubler-Gmelin, ministre allemande de la Justice qui était en visite à Maurice la semaine dernière. Fait rare pour ce genre d’événement social: l’hôte, l’ambassadeur allemand, n’a pu honorer de sa présence la réception vu qu’il était bloqué à Antananarivo à cause de la grève générale qui avait paralysé la capitale malgache, la semaine dernière.

Lorsque deux ministres de la Justice se rencontrent. La ministre allemande, Herta Daubler - Gmelin, en compagnie de son homologue mauricien, Emmanuel Leung Shing

Brin de causette entre Karl Offman
et Arnaud Dalais

Les deux ministres discutant justice
\avec le consul allemand Wolfgang Reith

Le vice-Premier ministre en conversation avec la ministre allemande sous le regard du consul

Le ministre Sam Lauthan et Karl Offman en pleine discution avec Silke Becker, magistrat du parquet allemand

Le consul allemand conversant avec le ministre mauricien Prem Koonjoo et le Speaker de l’Assemblée
nationale
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Le prix prohibitif du vaccin anti-méningite fait réfléchir
à deux fois le ministère de la Santé avant
de l’introduire dans nos services hospitaliers
Le ministère de la Santé a fait ressortir que la décision a bien été prise d’introduire ce vaccin sur la longue liste des vaccinations obligatoires aux enfants à Maurice, mais que le gouvernement étudie les différentes sources d’approvisionnement pour en dénicher une qui soit abordable car ce vaccin coûte assez cher.
On est toujours au point de départ car le ministère responsable ne peut avancer une date précise quand ce vaccin sera disponible. Par contre, les services de santé ont quand même commandé une petite quantité du vaccin à l’intention de ceux qui effectuent cette année le pèlerinage à la Mecque. Selon nos informations, pratiquement tous les pèlerins, un peu moins de 2000, ont profité de l’occasion pour se faire vacciner.
C’est justement lors du retour des pèlerins d’Arabie Saoudite, en l’an 2000, que les services de santé découvrirent plus d’une dizaine de cas de méningite parmi eux. Deux personnes âgées en moururent, alors que les autres, dont deux enfants, durent être hospitalisées pendant plusieurs jours. Cette découverte força les autorités à effectuer des tests sur les autres pèlerins, qui se révélèrent négatifs.
En 2001, malgré le fait que la plupart des pèlerins s’étaient fait vacciner avant leur départ pour la Mecque, il fut constaté que quelques-uns étaient porteurs du virus, sans bien sûr développer la maladie.
La méningite est une inflammation des méninges (membranes du cerveau), se traduisant par une forte fièvre, une raideur de la nuque, des maux de tête et des vomissements. Ce sont les jeunes enfants et les vieux qui sont, généralement, les plus vulnérables, car, dans la plupart des cas, cette maladie est mortelle. Par contre, un adulte normalement constitué peut survivre à la méningite s’il reçoit les soins appropriés.
Selon un pédiatre bien connu de Quatre-Bornes que nous avons contacté, le virus de la méningite était bien présent à Maurice jusqu’au début des années 70 avant de disparaître. Il estime que cela pourrait s’expliquer par le fait que cette maladie était sous contrôle dans les pays d’où nous viennent les touristes, mais que rien, absolument rien n’a été fait à Maurice pour enrayer cette maladie, ce qui pourrait expliquer l’absence du vaccin de la liste des vaccinations obligatoires des nourrissons.
Ceux qui ont les moyens font vacciner leurs bébés dans le secteur privé. Comme nous l’a dit le pédiatre, la quasi-totalité des pédiatres du privé offrent le vaccin anti-méningite, en sus des autres vaccins obligatoires, vers le dizième mois. Une vaccination contre la méningite coûte au minimum Rs 800, sans compter les honoraires du médecin. Ainsi, il y a là déjà une discrimination entre les bébés suivis médicalement dans le privé et ceux qui le sont dans le secteur public.
Opter pour la sécurité
Béatrice P. est une mère de famille bien modeste puisqu’elle travaille à l’usine et élève ses deux filles, Anne (2 ans) et Pauline (8 mois), toute seule. Dans une déclaration à “5-Plus”, elle a dit que son aînée a fait ses premiers vaccins au centre de santé de Beau-Bassin. C’est par hasard qu’une de ses copines à l’usine lui parle du vaccin anti-méningite. Alors que la petite Anne s’apprêtait à être inoculée pour la quatrième fois de sa vie (la troisième dose de Diphtérie, Whooping Cough, tétanos, Hib et Polio), Béatrice P. demande à l’infirmière si son enfant allait recevoir le vaccin anti-méningite la prochaine fois. C’est une infirmière tout étonnée qui lui répondit: “Ki été sa? Jamais mo fine tandé.”
Ebranlée par ce qu’elle avait entendu, la mère est allée voir un pédiatre exerçant dans le privé. C’est ainsi que la petite Anne a pu être immunisée contre la méningite. Quant ce fut le tour de la dernière, Béatrice P. a préféré avoir recours au même médecin du privé.
Les vaccins chez le médecin du privé coûtent très cher à l’ouvrière. “Je n’ai pas le choix. La santé de mes enfants n’a pas de prix”, dit-elle.
Combien de cas semblable existe-t-il? Difficile de savoir, mais ce qui est plus triste, c’est que beaucoup de petites gens, celles-là même qui ont recours au service public, ne savent pas qu’il y a un vaccin efficace contre la méningite. Faudrait-il qu’il y ait d’autres morts dans les semaines à venir pour que le gouvernement se décide finalement à mettre ces vaccins à la disposition du grand public?
Par ailleurs, l’épidémie de gastroentérite, qui s’est déclarée après le passage du cyclone Dina, continue à progresser. Selon les derniers chiffres disponibles auprès du ministère de la Santé, plus de 200 personnes, la plupart des nourrissons et des enfants, ont été soignés dans les différents hôpitaux et centres de santé du pays. Toutefois, un ralentissement a été noté dans la progression, surtout par rapport à la semaine qui a suivi le passage du cyclone.
Les services de santé du pays ont aussi enregistré plus d’une cinquantaine de cas de conjonctivite virale. Les personnes atteintes se sont fait soigner à l’hôpital de Moka. Cette épidémie serait également liée au passage de Dina près de chez nous.
Didier Edmond
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