17 fevrier 2002, No 613

Post-School Certificate (SC)


En l’honneur 
de la ministre allemande

L’ambassade d’Allemagne à Maurice a offert un cocktail en l’honneur de Mme Herta Daubler-Gmelin, ministre allemande de la Justice qui était en visite à Maurice la semaine dernière. Fait rare pour ce genre d’événement social: l’hôte, l’ambassadeur allemand, n’a pu honorer de sa présence la réception vu qu’il était bloqué à Antananarivo à cause de la grève générale qui avait paralysé la capitale malgache, la semaine dernière.

Lorsque deux ministres de la Justice se rencontrent. La ministre allemande, Herta Daubler - Gmelin, en compagnie de son homologue mauricien, Emmanuel Leung Shing

Brin de causette entre Karl Offman et Arnaud Dalais

Les deux ministres discutant justice \avec le consul allemand Wolfgang Reith

Le vice-Premier ministre en conversation avec la ministre allemande sous le regard du consul

Le ministre Sam Lauthan et Karl Offman en pleine discution avec Silke Becker, magistrat du parquet allemand 

Le consul allemand conversant avec le ministre mauricien Prem Koonjoo et le Speaker de l’Assemblée nationale

Sur le marché du travail 
ou une formation technique ?

Des 18 000 étudiants ayant réussi aux examens du ‘SC’, environ 6 000 d’entre eux se tourneront vers la formation technique ou envahiront le marché du travail. Et pour certains, ils tenteront leur chance une nouvelle fois en tant que candidats privés. 


Shafee Khodabux a 21 ans. Il maîtrise déjà les ficelles, ou plutôt les fils, de l’électronique. Alors qu’il était encore étudiant de la Form IV au collège Impérial à Curepipe, il partageait son temps entre sa passion pour l’électronique et ses études. “Après le SC, j’ai poursuivi mes études à l’institut Ocep pour un ‘Advanced Level’ qui a duré un an. Vu que j’avais déjà obtenu un certificat dans ce domaine, je voulais continuer sur cette lancée”, confie le jeune homme. Il s’est inscrit au centre de l’Industrial Vocational Training Board’ (IVTB) à Ébène pour suivre des cours en électronique depuis l’année dernière. “Cela me prépare pour le monde du travail et cela m’apporte une expérience enrichissante grâce aux stages de formation. Ces cours me permettent d’acquérir une certaine ouverture d’esprit et le savoir dans ce domaine. Je ne crois pas que j’aurai pû décrocher un emploi aisément avec mon certificat de ‘SC’ sans une formation adéquate”, soutient ce jeune homme, qui rêve d’être ingénieur un jour. 
Son camarade de cours, Eddy Bourhis, 26 ans, lui, a fait des études au Lycée Labourdonnais jusqu’à l’obtention de son BAC et s’est ensuite tourné vers les études en comptabilité à l’université de Tarbes, située à proximité de Toulouse, pendant deux ans. En revenant à Maurice en 1998, il a pris de l’emploi comme comptable dans une grande surface mais cela n’a duré que dix mois. “Cela ne me plaisait pas et je m’intéressais plutôt à l’électronique, surtout à l’informatique. J’ai essayé de décrocher un autre emploi en faisant des demandes auprès de plusieurs firmes mais c’était très difficile. Le marché était complètement saturé”, avoue le jeune homme. C’est en 2000 qu’il décide de s’inscrire au centre de l’IVTB. Les deux jeunes gens comptent approfondir leurs études dans cette filière.
Chaque année, le centre de l’IVTB d’Ébène reçoit plus de 125 demandes pour les cours en électronique, 150 pour les cours en bijouterie, 50 en ‘Automation’ et 400 en ‘Design’ “Nous ne pouvons offrir que 179 places”, affirme Rabindra Soobarah, le ‘Recruitment Officer’. Selon ses propos, les cours peuvent durer entre deux à trois ans.

Recherche emploi
Mirella, elle, n’a que 16 ans, et s’est déjà mise à feuilleter les journaux, scrutant chaque petite annonce pour voir si elle est suffisamment qualifiée pour postuler. “Ce n’est pas évident de décrocher un emploi avec seulement un certificat de SC mais je veux tout de même tenter ma chance. Je ne souhaite pas poursuivre avec le ‘Higher School Certificate’ (HSC) mais il faut que j’aide mes parents à subvenir aux besoins de la famille”, avoue l’adolescente. Benjamin, 18 ans, qui a pris part à deux reprises aux épreuves du SC, est aussi à la quête d’un emploi. “Je me suis rendu dans plusieurs magasins mais il n’y a pas de postes vacants actuellement”, déclare notre interlocuteur. Et même s’ils parviennent à trouver du travail, les salaires ne seront pas pour autant élevés. “Vu leurs qualifications, les employeurs peuvent les exploiter et leur donner un salaire minime”, nous a déclaré un officier du Bureau du Travail qui a préféré garder l’anonymat. 
Et qu’advient-il de ceux qui n’ont pas réussi aux examens du SC à deux reprises? Pour Yan, 18 ans, qui fréquentait un collège de Rose-Hill, pas question d’abandonner les études! “Je songe à prendre des leçons particulières et à mettre un peu plus de sérieux dans mes études. Cette année, je vais dimimuer le nombre de sujets et d’ailleurs, je me sens plus motivé”, déclare le jeune homme. Et bien d’autres comme lui seront à leur troisième tentative. Sinon, il faudra se résoudre à trouver un emploi ou à s’inscrire à un cour de formation. 

Melhia Bissière