17 fevrier 2002, No 613

Jean-Michel Giraud, président du MTC :


En l’honneur 
de la ministre allemande

L’ambassade d’Allemagne à Maurice a offert un cocktail en l’honneur de Mme Herta Daubler-Gmelin, ministre allemande de la Justice qui était en visite à Maurice la semaine dernière. Fait rare pour ce genre d’événement social: l’hôte, l’ambassadeur allemand, n’a pu honorer de sa présence la réception vu qu’il était bloqué à Antananarivo à cause de la grève générale qui avait paralysé la capitale malgache, la semaine dernière.

Lorsque deux ministres de la Justice se rencontrent. La ministre allemande, Herta Daubler - Gmelin, en compagnie de son homologue mauricien, Emmanuel Leung Shing

Brin de causette entre Karl Offman et Arnaud Dalais

Les deux ministres discutant justice \avec le consul allemand Wolfgang Reith

Le vice-Premier ministre en conversation avec la ministre allemande sous le regard du consul

Le ministre Sam Lauthan et Karl Offman en pleine discution avec Silke Becker, magistrat du parquet allemand 

Le consul allemand conversant avec le ministre mauricien Prem Koonjoo et le Speaker de l’Assemblée nationale

“Il n’y aura pas de bras de fer MTC/Bookmakers”

Jean-Michel Giraud qui a été élu à l’unanimité président du ‘Mauritius Turf Club’ (MTC) vendredi dernier nous déclare, au cours du mini-entretien qu’il nous a accordé hier, qu’il n’y aura pas de bras de fer MTC/Bookmakers. Il est d’avis qu’une discussion franche s’impose.


Q : Quel constat faites-vous de la situation actuelle au Champ-de-Mars ?
R :
Il y a le chaud et le froid. Le chaud, c’est l’entretien impeccable de la piste, des bâtiments et des box. C’est aussi l’excellente qualité des chevaux que les écuries ont achetés. C’est également un ‘cost management’ des plus rigoureux des finances du MTC. Le froid, c’est la taxe sur les paris, les paris illégaux, les fréquentations de certains jockeys et également la baisse au niveau de l’affluence.

Q : De par votre expérience au sein du club, comment expliquer cette baisse de régime et comment redresser cette situation plus qu’inquiétante pour bon nombre de spécialistes ?
R :
Les raisons sont multiples; il y a notamment la taxe sur les paris, les infrastructures du Champ-de-Mars qui sont dépassées, le manque de transparence dans les paris ‘fixed odd betting’. Au niveau du MTC, sans doute, doit-on faire plus d’effort pour mieux communiquer.

Q : Est-il si difficile de créer un climat de confiance et favoriser comme il se doit un partenariat État/MTC ?
R :
Je crois que nous sommes sur la bonne voie et que ce partenariat doit s’étendre à tous les ‘stakeholders’.

Q : Avec la nouvelle saison en vue, le bras de fer MTC-Bookmakers reprendra de plus belle. Vos commentaires.
R :
Il n’y aura pas de bras de fer MTC/Bookmakers. Nous sommes condamnés, en tant que partenaires, à nous asseoir autour d’une table et reprendre les discussions là où elles se sont arrêtées.

Q : N’est-il pas temps de permettre un seul système de paris chez nous ?
R :
Non, mais tous les systèmes de paris doivent être transparents.

Q : Êtes-vous en faveur du off-course betting ?
R :
Oui, le plus tôt sera le mieux.

Q : Que pensez-vous des fréquentations douteuses des jockeys, locaux et étrangers confondus ?
R :
C’est un des maux les plus graves qui affectent les courses à Maurice. Et cela projette une bien mauvaise image des courses.

Q : Avec l’interdiction à certains jockeys de venir exercer cette saison au Champ-de-Mars, croyez-vous en d’autres mesures encore plus sévères ?
R :
Je crois que nous n’y échapperons pas.

Q : Comment comptez-vous aborder votre nouveau mandat à la présidence ?
R :
Mes collègues et moi-même serons à l’écoute de tous les ‘stakeholders’ et nous ferons des propositions concrètes en vue d’un ‘package deal’ pour que l’industrie des courses retrouve toute sa place dans la societé mauricienne.

Bobby Poullé